
Fallen La lucidité est un vaccin contre la vie |
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| Auteur | Message |
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Ezel Verian Gérant du musée


Nombre de messages: 200 Race: Humain Clan: EDEN Date d'inscription: 12/09/2005
 | Sujet: Re: Le gardien du musée Mer 28 Sep - 15:46 | |
| [nan nan, pars pas moi ^^] Les doigts d'Ezel se crispèrent sur la poignée de la trousse à pharmacie lorsqu'il vit Sérénité sortir de la salle en entraînant Constance avec elle. Le jeune homme disparut derrière une colonne avec une vivacité toute Hll, mais ce ne fut pas utile: les deux tueuses prirent l'autre direction, pour sortir du musée. Ezel regarda la silhouette fine de Sérénité s'éloigner avec un pincement au coeur. Il ne pouvait pas en rester là. C'était la première fois de sa vie qu'il croisait un autre hybride, il ne pouvait la laisser partir aussi facilement. Il se promit de se renseigner sur la manière de contacter Constance, et donc sa fille. Il avait toutes les chances de se retrouver entre les pattes des tueurs, mais il se sentait plus ou moins prêt à courir le risque.Ses convictions un peu raffermies, Ezel émergea de sa cachette pour retourner dans la salle. Il ralentit instinctivement en passant le seuil et s'arrêta tout net en voyant à quoi ressemblait Gaïa sans son lourd manteau. Splendide, tout simplement splendide. Elle était ahurissante de beauté, un vrai fantasme masculin en chair et en os, et vu son air supérieur elle le savait pertinemment. Ezel se rendit compte qu'il la détaillait de manière gênante et le sang lui monta au visage. Il se racla la gorge et s'approcha d'un pas hésitant, cherchant un moyen de poser ses yeux verts sur la Hll sans se montrer irrespectueux."Je m'excuse, je n'ai qu'une trousse de premiers secours. Je pense qu'il vous faudra un médecin si vous voulez des soins de meilleure qualité, monsieur... Ambroise." Heureusement, dans un monde où les deux tiers des êtres vivants passaient leur temps à se battre avec férocité, "trousse de premiers secours" signifiait une véritable infirmerie portative. Ezel la déposa sur une chaise encore miraculeusement debout et l'ouvrit pour en examiner pensivement le contenu. Mais, alors qu'il tendait la main vers un rouleau de pansements, une brusque question lui fit relever la tête vers Gaïa:"Dites-moi, ce... c'est vous qui cherchiez le gardien tout à l'heure. Vous aviez besoin de quelque chose?" _________________  |
|  | | Ambroise Vampire >ADH


Nombre de messages: 44 Race: Vampire Clan: ADH Date d'inscription: 16/08/2005
 | Sujet: Re: Le gardien du musée Dim 9 Oct - 15:44 | |
| Ambroise ne pût s'empêcher d'être surpris par le léger coup de langue de Gaïa. Décidément, cette superbe femme devenait de plus en plus intriguante et intéressante... Il hocha la tête lorsque son interlocutrice lui proposa de le soigner via une piqure, donnant ainsi son assentiment. Il remarqua à peine le départ de la Tueuse et de sa fille, probablement parties résoudre leurs affaires de famille dans un endroit plus approprié, le laissant ainsi seul avec la divine créature. Malheureusement il ne pût la contempler tout à son aise, celle-ci étant en train de lui appliquer le remède dont elle lui avait indiqué les effets curatifs mais pas les sensations qu'il pouvait procurer. La douleur fut si vive qu'Ambroise tomba de nouveau au sol, prostré, replié sur lui-même, tremblant de toute part. Le liquide semblait vouloir le dévorer, le ronger de l'intérieur, s'immiscant en tous ses membres avec une rapidité et une force terrifiante, le brûlant de l'intérieur. Non c'était pire qu'une simple brûlure, c'était la plus atroce souffrance physique qu'il ait pu ressentir, le parcourant avec une fureur et une avidité impressionante, le faisant frissoner, le secouant tandis qu'il tentait de lutter pour se calmer, contrôler son corps.
Soudain, la sensation s'arrêta, tout aussi subitement qu'elle était apparue, laissant le vampire tremblant quelques instants encore avant qu'il se calme. Alors une émotion étrange l'envahit. Il était tout à la fois calme, comme après avoir subi une violente tempête, et tout encore dans le souvenir de ce qu'il avait vécu. Et il ne pouvait s'empêcher de ressentir un plaisir, une jouissance malsaine, savourant ce qu'il restait des instants précédents, comme drogué. Il se releva à moitié, hagard, semblant perdu, son regard étrange se posant sur chaque chose comme s'il la redécouvrait. Et enfin ses yeux rencontrèrent de nouveau la splendide Gaïa. Il la fixa dans les yeux, comme hypnotisé, tout le reste n'important plus, la divine hll occultant tout du champ de vision du vampire. Elle était telle une apparition surnaturelle, et Ambroise était dans un tel état qu'on aurait pu le prendre pour un fou en ce moment. Soudain, une voix le tira de ses pensées, et il se força à détourner les yeux et les posa sur le nouvel arrivant. Il sembla alors se réveiller, tout lui revenant subitement en mémoire, subite vague de souvenirs le laissant comme un pantin pendant un instant avant qu'il ne redevienne conscient et lucide. Il observa le jeune homme lui parler puis s'adresser à la hll avant de répondre toujours aussi délicatement."Merci, je pense que cela suffira pour le moment vu le traitement que m'a administré cette superbe hors-la-loi qui accélèrera le processus de guérison et qui me met hors de danger." Il remit encore une fois ses vêtements en place avant d'observer les deux autres personnes présentes, attendant de voir la réponse de Gaïa et sa réaction._________________  |
|  | | Gaïa Dirigeant de l'EDEN


Nombre de messages: 100 Localisation: Tu veux vraiment le savoir ? tu en es sûr ? Race: Hors La Loi Clan: Eden Date d'inscription: 29/08/2005
 | Sujet: Re: Le gardien du musée Mer 12 Oct - 20:27 | |
| Attentive, Gaïa observa patiemment les réactions que provoquait sa substance dans l'organisme du buveur de sang et elle haussa un sourcil en se disant qu'elle était légèrement plus violente que sur un organisme humain... Peut être cela était-il dû à l'état "Post Mortem" d'Ambroise, ses cellules avaient plus de réticence à se laisser influencer par autre chose que du sang...Interessant. Elle garda sa sage immobilité lorsque, revenu à ses esprits comme emporté, il se mit à la fixer avec une insistance fort impudique.
Perdant peu, à peu son sérieux pour sentir ses douces lèvres de tentatrice s'étirer légèrement de malice,elle s'apprêtait à encore à le gratifier d'une action étrange venant d'une jeune femme lorsque Ezel, qui s'avéra ne pas avoir pris la tangente, fit un glorieux retour sur la scène l'air assez troublé. Troublé...Au début l'Artiste se dit qu'il devait s'agir de son implication dans les récents évenements mais un regard appuyé sur son dénuement insolent lui révéla qu'après tout c'était bien un homme. Elle trouva cependant adorable qu'il détourne les yeux comme si il se souciait d'une quelconque réaction prude de la jeune femme, aussi préféra t'elle ignorer cette observation en ne le mettant pas plus mal à l'aise.
Elle haussa négligemment des épaules lorsqu'Ambroise détourna l'invitation du jeune, dissimulant dans son dos la seringue coupable."Les plus sots sont ceux qui savent bêtement détruire sans guérir ainsi que ceux qui savent naïvement guérir sans détruire. Le secret de la puissance réside dans la maîtrise du processus de réversibilité. Parole de Sage"Reprenant un air un peu plus sérieux, elle jeta un oeil consterné au vampire qui se rhabillait pour son plus grand malheur avant de porter attention aux propos de son subordonné... Peut être aurait-il mieux valu qu'il ne lui rapelle pas l'objet de sa venue...Même si tôt ou tard elle s'en serait souvenu... Sans autre forme de proccès, elle aggripa le Gardien à la gorge et le plaqua violemment contre un mur baissant juste assez son bras pour pouvoir lui susurrer d'une voix inspiratrice à l'oreille :"Vous n'avez pas tort Mr. Verian...Maintenant auriez vous l'amabilité de me dire qui est à l'origine de cette ridicule exposition dont vous faites si fièrement la publicité ?"Le regard impliquant une menace sous jacente, elle laissa juste assez d'air filtrer les poumons d'Ezel pour lui laisser juste de quoi répondre. Les apparences peuvent être si trompeuses... _________________ *~~La plus grande folie serait-elle l'apanage du plus grand sage ?~~* Je me fais du bien là où ça vous fait du mal
Dernière édition par le Mer 12 Oct - 22:11, édité 1 fois |
|  | | Ezel Verian Gérant du musée


Nombre de messages: 200 Race: Humain Clan: EDEN Date d'inscription: 12/09/2005
 | Sujet: Re: Le gardien du musée Mer 12 Oct - 21:26 | |
| Ezel s'attendait à tout sauf à la réaction de l'Hll. Sa vision ne lui permit pas de comprendre ce qu'il se passait, tout alla trop vite. La douleur qui envahit soudain sa gorge trouva un écho dans le choc de son corps contre le mur et il ouvrit la bouche pour crier. Mais la poigne de Gaïa se resserra sur sa trachée, coupant la respiration du jeune conservateur dans un hoquet convulsif. Les pieds d'Ezel effleuraient à peine le sol, ce qui ne l'aidait pas à respirer. Il ne comprenait pas. Qu'avait-il fait?*Mais je... j'ai juste posé une question...* Le jeune humain porta ses mains tremblantes à sa gorge, en une tentative instinctive et complètement inutile pour desserrer les doigts de la sculpturale créature. Et Ambroise qui ne semblait pas se décider à l'aider... Un gémissement étouffé s'échappa des lèvres d'Ezel et il serra les paupières. Il ne comprenait vraiment pas: alors que la période dangereuse lui semblait passée, alors que les tueuses étaient parties, c'était maintenant qu'on lui faisait du mal?"Vous n'avez pas tort Mr. Verian...Maintenant auriez vous l'amabilité de me dire qui est à l'origine de cette ridicule exposition dont vous faites si fièrement la publicité ?"Ezel ne parvint pas à interprêter la phrase, sans doute parce que le sang qui abreuvait son cerveau en précieux dioxygène commençait déjà à avoir du mal à passer l'étau de la main de Gaïa. Trente secondes. Trente secondes d'étranglement sanguin suffisaient pour couper le courant dans le système nerveux humain. Ezel ne savait pas d'où lui venait cette connaissance, mais elle clignotait en lettres de néon rouge dans son esprit. Il fallait qu'elle arrête de serrer, vite... Gaïa relâcha sa prise de manière infime, pas assez pour qu'il pût inspirer l'air que réclamaient ses poumons déjà brûlants. Mais assez pour lui permettre de répondre - du moins en théorie."Je... je ne sais... pas... de quoi vous..." Il gémit à nouveau, plus faiblement, et ses doigts se crispèrent davantage sur le bras de Gaïa. C'était stupide, il n'allait même pas pouvoir se justifier comme sa supérieure le lui demandait..."L... lâchez-moi, p... pitié..." _________________  |
|  | | Ambroise Vampire >ADH


Nombre de messages: 44 Race: Vampire Clan: ADH Date d'inscription: 16/08/2005
 | Sujet: Re: Le gardien du musée Sam 15 Oct - 20:11 | |
| Ambroise s'attendait à tout sauf à la réaction de l'hll...qui lui paraissait disproportionnée. Pourquoi cette fureur? Le vampire n'avait pas vu l'exposition, et ne pouvait donc comprendre la colère de la divine Gaïa. Après quelques secondes passés à examiner la scène, il décida de s'approcher, prenant néanmoins son temps, parvenant à la hauteur de la seconde de l'Eden lorsqu'Ezel se mit à balbutier, faisant son possible pour tenter de s'expliquer... Ambroise intervint après les derniers mots du jeune humain."Voyons, modérez-vous madame... Quelle raison avez-vous de vous en prendre à un modeste gardien de musée à propos d'une exposition à ce que j'ai cru comprendre...alors qu'il ne doit avoir aucun lien direct avec celle-ci. Et puis Imaginez quelle jouissance pour les Tueurs s'ils étaient au courant de cette scène et qu'ils s'imaginaient que la discorde règne au sein de votre clan... Ils ne manqueraient sûrement pas de le faire savoir, ce qui nuirait à la réputation de l'Eden, chose que vous ne voulez pas je pense...Quel dommage ce serait, surtout si votre dirigeant vient à être au courant de cette petite altercation..." Son ton était délicieusement suave mais avait quelque chose d'écoeurant lorsqu'il voulut faire envisager la possibilité d'une diffamation de l'Eden à Gaïa, quelque chose de malsain et sournois, comme si toute forme de malheur pouvait le réjouir, comme si après avoir tant souffert il voulait que les autres payent à leur tour. Néanmoins s'il pouvait se réjouir de la souffrance chez la plupart des gens, surtout s'il en était la cause, il voulait avant tout la perte des Tueurs. Or si Constance ou un quelconque autre fanatique lobotomisé de service traînait encore dans les parages, ils ne manqueraient pas de se réjouir et pourraient peut-être faire de la propagande avec ces informations, chose qui lui déplairait fortement. Le nombre de Tueurs existant était déjà de trop pour lui, et il était loin de vouloir voir leur rang grossir... quoique...parfois certains se révélaient des jouets intéressants, mais la plupart étaient trop animals pour pouvoir apprécier une torture toute en finesse... Il insista sur sa demande en se rapprochant plus de la splendide hll et posant une main sur l'épaule de celle-ci avant de murmurer, d'un ton qui paraissait sincère, comme s'il implorait la grâce du gardien du musée, chose assez facile pour le grand hypocrite qu'il était."Je vous en prie..." _________________  |
|  | | Gaïa Dirigeant de l'EDEN


Nombre de messages: 100 Localisation: Tu veux vraiment le savoir ? tu en es sûr ? Race: Hors La Loi Clan: Eden Date d'inscription: 29/08/2005
 | Sujet: Re: Le gardien du musée Dim 16 Oct - 1:21 | |
| Malgré l'apaisement apparent de son visage, le regard de la Hll n'avait rien, absolument rien de rassurant. Aucune quiétude ne venait soutenir l'air enjoué qu'elle semblait si bien présenter tant ses pupilles se trouvaient dilatées. Une colère sourde, grondante au fin fond de son estomac, lui vrillant les tempes, lui martelant les bras au niveau où se dissimulaient sous la peau ses armes naturelles. Elle le savait maintenant, dès la vision de cette macabre exposition quelque chose s'était réveillé, quelque chose qui avait pu remonter un peu plus à la surface lors de la confrontation entre Ambroise et Constance. Une chose si assoiffée qu'elle se demandait si elle ne finirait pas par commettre une erreur...*Under Control* Laissant de bonne grâce ses doigts se deserrer, Gaïa reposa très lentement Ezel sur ses pieds, tout en maintenant toutefois l'extrême proximité qui les séparait, maintenant de la même manière la pression que ses grandes prunelles d'argent exercaient sur celles du Gardien. Sans exprimer plus d'émotions, elle n'eut aucune réaction quant à la diatribe acerbe d'Ambroise qui semblait prendre la chose avec un amusement teinté d'une certaine appréhension. L'air ombrageux, elle tourna lentement la tête vers le côté d'où venait cette étrange main pâle qui s'était posée sur son épaule, avant de la fixer d'un air qui ne laissait aucun doute : il valait mieux vite la retirer. Elle ne savait pas exactement où le vampire voulait en venir en essayant de la convaincre d'abord puis, de la persuader. Mais ce dont elle était sûre c'est qu'il ignorait beaucoup de paramètres importants et qu'il la prenait peut être pour un être sensé soucieux des apparences, il devait penser que l'Eden était une organisation de chercheurs discrets, désireuse d'entretenir une image clean et pacifique.
Erreur...Grave erreur, l'idéal de l'Eden était pacifique ce qui n'était pas le cas des moyens mis en oeuvre pour l'atteindre. Sinon malgré ses compétences on n'aurait pas engagé une créature aussi dangereuse que Gaïa dont les exécutions avaient rendu de grands services à la hiérarchie. Bien qu'elle soit sous ses ordres directs, elle ne craignait pas son supérieur hiérarchique pour la bonne et simple raison qu'elle avait son aval concernant toute mesure à prendre selon la situation. Ce genre d'intimidation n'avait donc aucune prise sur elle. :"Monsieur, peut être avec le temps apprendrez-vous à me connaître...Si c'est le cas vous saurez que je n'use de modération que lorsque je le juge bon, c'est à dire assez rarement en cas d'urgence. Je ne suis pas en train de m'en prendre à un simple gardien de musée, mais à un membre de mon organisation sous ma responsabilité détenteur d'une information qui m'intéresse et me répugne à la fois. Malgré toute l'estime que vous pouvez m'inspirer je vous prierai donc à l'avenir de ne pas interférer dans les rapports professionels que je peux entretenir avec les membres de mon équipe. "Avec un soupir de lassitude elle se tourna vers Ezel plantant une nouvelle fois ses grands yeux abyssaux sur sa frêle silhouete guettant une information intéressante."A vrai dire, vous vous égarez complètement : L'Eden n'a que faire de la stupide propagande que peuvent diffuser simultanément les Tueurs ou l'ADH, en engageant une personne comme moi, mes supérieurs ne s'attendaient aucunement à de la discrétion mais à des résultats, alors je me moque totalement de l'opinion d'une femme qui vient de s'effondrer pitoyablement en larmes devant deux de ses ennemis héréditaires à cause de 'troubles familiaux'. Je n'ai que faire de ce type de turpitude, mais je ne laisserai pas un détritus quelconque exposer ainsi des êtres bafoués,humiliés déjà de l'autre côté. Fondamentalement je ne le peux pas et Monsieur Verian va me dire qui est à l'origine de cette exposition puisqu'en tant que responsable, il a forcément été mis au parfum."Son visage empreint d'une certaine douceur inaltérable elle passa des doigts longilins et gracieux sur la joue d'Ezel d'un air rêveur en murmurant d'une voix sans équivoque."Répondez moi Monsieur Verian, comme vous pouvez le constater je suis en proie à une personnalité instable et mes actes ne plaisent pas toujours... Et à vrai dire je n'ai pas vraiment envie de vous faire du mal malgré certaines plusions..." _________________ *~~La plus grande folie serait-elle l'apanage du plus grand sage ?~~* Je me fais du bien là où ça vous fait du mal
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|  | | Ezel Verian Gérant du musée


Nombre de messages: 200 Race: Humain Clan: EDEN Date d'inscription: 12/09/2005
 | Sujet: Re: Le gardien du musée Dim 16 Oct - 15:45 | |
| Les doigts de Gaïa relâchèrent leur prise avec lenteur, jusqu'à ce qu'Ezel sentît à nouveau le sol sous ses pieds. De l'air frais se fraya un chemin dans sa gorge brûlante, jusqu'à ses poumons où le dioxygène se répandit avec bonheur dans le sang, qui lui-même parvenait à nouveau au cerveau. Le jeune humain sentit ses jambes se dérober sous lui et il se serait certainement écroulé pour perdre connaissance si la poigne de fer de l'Hll ne l'avait pas maintenu contre le mur.Paradoxalement, c'était maintenant, alors que Gaïa le laissait à nouveau respirer, qu'Ezel avait le plus mal. Son cou malmené le faisait souffrir à chaque fois que sa respiration sifflante passait ses lèvres. Il fit l'effort d'entrouvrir les yeux pour rencontrer les iris d'une artificielle couleur argentée de sa supérieure. Et derrière les siens, un regard vampirique bien cruellement désintéressé du sort de celui qu'il considérait encore peu de temps auparavant comme sa proie personnelle. La voix de Gaïa, souveraine et sans appel, fut enfin interprêtée par le cerveau du jeune conservateur:"Je n'ai que faire de ce type de turpitude, mais je ne laisserai pas un détritus quelconque exposer ainsi des êtres bafoués,humiliés déjà de l'autre côté. Fondamentalement je ne le peux pas et Monsieur Verian va me dire qui est à l'origine de cette exposition puisqu'en tant que responsable, il a forcément été mis au parfum."Ezel sentit son coeur déjà tachycarde accélérer encore. L'exposition? C'était à cause de...? Bien sûr, c'était une Hll, il aurait dû y penser plus tôt. Mais il avait peur que sa réponse ne fût pas du goût de Gaïa..."Répondez moi Monsieur Verian, comme vous pouvez le constater je suis en proie à une personnalité instable et mes actes ne plaisent pas toujours... Et à vrai dire je n'ai pas vraiment envie de vous faire du mal malgré certaines plusions..."Dans d'autres circonstances, il aurait pu en rire.*Bien sûr, c'était une simple démonstration d'affection si elle a failli m'étrangler...* Les doigts de Gaïa sur sa joue l'en empêchèrent plus sûrement qu'un baîllon. Comme pour Ambroise, il se dégageait de cette Hll une telle retenue d'énergie qu'on n'osait plus faire le moindre geste de peur de provoquer sa libération soudaine. Particulièrement lorsque, comme Ezel, on n'avait pas la stature pour survivre à l'avalanche. Tout compte fait, il comprenait un peu la violence de l'agression de Gaïa: elle n'avait pas eu conscience de serrer aussi fort, pour elle ce n'était sans doute qu'une petite pression sans conséquences. Autrement dit, à la moindre impulsion émotionnelle, elle pouvait très bien briser la nuque du jeune homme sans même y penser."Ecoutez, je..." Ezel toussa et reprit d'une voix cassée."Je ne suis responsable que du vieux musée... des vieilles oeuvres. L'économie, c'est l'Hinra qui s'en charge. Ce sont eux qui... qui gèrent les expositions temporaires et l'argent qui en provient. Je... je ne sais pas qui précisément a eu l'idée pour l'actuelle, je sais juste que l'ordre pro... provenait du Conseil supérieur de l'Hinra. Je n'aime pas cette expo, si on m'avait laissé le choix, je... j'aurais dit non. C'est trop horrible. Mais l'Hinra se fiche de l'ancien musée, ils... n'hésiteraient pas à me jeter à la porte si je me dressais contre leurs décisions. S'il vous plaît, pourriez-vous... me lâcher, maintenant?" _________________  |
|  | | Ambroise Vampire >ADH


Nombre de messages: 44 Race: Vampire Clan: ADH Date d'inscription: 16/08/2005
 | Sujet: Re: Le gardien du musée Jeu 20 Oct - 20:37 | |
| Après avoir retiré sa main comme l'y invitait si aimablement le regard de Gaïa, il l'écouta attentivement lui donner quelques maigres explications, puis suivit avec intérêt le dialogue qui s'ensuivit entre le jeune homme apeuré et l'hll furieuse... Celle-ci faisait preuve de pulsions et d'un caractère impressionant... Mais soudain un élancement à l'épaule dû au combat lui fit réviser le refus qu'il avait émis concernant d'éventuels soins, et s'éloigna du duo edenien pour se diriger vers la trousse à pharmacie. Il en examina le contenu, et en sortit quelques bandelettes, et après avoir enlevé le haut de son kimono, confirmant sa "finesse", il se mit en devoir de se soigner un tant soit peu avec les moyens qu'il avait.
Et malgré qu'il parût absorbé par les soins qu'il se prodiguait, il ne manquait pas de tendre l'oreille, ne voulant pas manquer d'informations intéressantes bien qu'elles pussent facilement lui échapper si Gaïa et Ezel décidaient de murmurer et de lui cacher une partie de leur dialogue. Mais son rétablissement était aussi primordial, surtout avec le nombre de fous furieux que l'on pouvait trouver, parfois au moment où l'on s'y attendait le moins.
A vrai dire, en repensant à la confrontation qui venait de se dérouler, il ne savait pas s'il en était mécontent ou au contraire satisfait...en effet, il s'était fait malmené, on lui avait ravi son jouet, mais d'un autre côté il avait pû goûter à ce plaisir malsain qu'il appréciait énormément en tout bon sado-masochiste qui se respecte, il avait pris plaisir à sa douleur et avait pu en infliger...de plus il avait vu la grande chef du Cercle du Graal dans son état le plus pathétique et le plus pitoyable, chose dont bien peu pouvaient se vanter, et avait fait la rencontre de la superbe Gaïa...d'ailleurs il se demandait si celle-ci était capable d'être laide : elle était magnifique aussi bien quand elle était impassible que lorsqu'elle était furieuse et terrifiante, et le vampire n'avait pu cacher sa fascination pour elle, renvoyant à son regard empli de colère un regard admiratif. En outre, elle avait quelque chose d'excitant, déesse sulfureuse, déesse outragée, superbe de majesté et tout aussi captivante qu'effrayante, et ce sentiment n'avait dû manquer de se voir chez Ambroise...
He oui, les femmes...son point faible! Heureusement, il y en avait extrêmement peu qui le captivaient. Surtout que lorsqu'une représentante du beau sexe trouvait le moindre intérêt chez le Poète Maudit, il se trouvait tout de suite emporté par ses émotions... Et quand il aimait il était totalement esclave de sa passion, comme l'illustrait si bien sa relation avec Carmine, son seul amour pour l'instant. Ainsi il était plutôt bénéfique pour lui que ses critères de beauté fussent extrêmement élevés car ils lui évitaient bien des mésaventures...._________________  |
|  | | Gaïa Dirigeant de l'EDEN


Nombre de messages: 100 Localisation: Tu veux vraiment le savoir ? tu en es sûr ? Race: Hors La Loi Clan: Eden Date d'inscription: 29/08/2005
 | Sujet: Re: Le gardien du musée Jeu 20 Oct - 23:59 | |
| Au fur et à mesure que les mots s'égrenaient, la tension que maintenant les doigts graciles de l'Artiste s'amenuisait, son attention toute portée sur les révélations d'Ezel. Elle fut presque soulagée de remarquer qu'Ambroise n'insistait pas, s'éloignant même un peu de l'étrange couple pour se laisser aller à sa douleur bénie. Elle ne désirait pas vraiment enclencher leur rencontre sous de mauvais hospices mais il existait des moments où il valait mieux ne pas s'interposer entre elle et l'objet de son attention à savoir en cet instant Monsieur Verian.
Muse à la peau de glace inaltérable, ses traits de Pharaonne inflexible figés dans une animosité muette et prête à bondir, l'expression de son visage d'albâtre passa de la fureur à la colère contenue, puis, à l'horreur, au dégoût et... au mépris."Je ne vous tiens plus depuis quelques secondes Monsieur Verian je vous empêche juste de vous écrouler pitoyablement vu qu'apparemment j'ai fait preuve d'un certain excès."Fit-elle remarquer froidement, une lueur sombre n'apportant aucun apaisement à ces dures paroles... Elle revoyait ces corps, d'enfants mutilés, de femmes enceintes éventrés...Et malgré le degré de cruauté qu'elle cotoyait chaque jour qui la voyait erreur sur ces landes perdues, malgré toute l'horreur dont elle même pouvait faire preuve lorsqu'elle le jugeait utile ou bon, jamais au grand jamais elle ne se serait attaqué à cette catégorie de population. Par dignité, amour propre et une certaine humanité peut être, jamais elle n'oserait toucher un cheveu d'un enfant innocent ou d'une femme prête à poursuivre le cycle de la vie... Et voir tant d'infamie livrée au grand jour lui avait retourné les boyaux bien qu'elle n'ait plus de larmes à consacrer, de bile à vomir, un intense sentiment de répulsion avait soulevé sa divine fureur. Il fallait que quelqu'un paie pour cela et Ezel n'avait endossé qu'une partie infinitésimale de la note. Quelqu'un devra agoniser pour cet immonde spectacle et elle y prendrait un plaisir indéfinissable.
Ses yeux d'un gris ombrageux portés sur la silhouette fragile du jeune bibliothécaire, elle ne sut pas si elle devait vraiment enregistrer ce qu'elle venait d'entendre..."Et Dites moi Monsieur Verian, vous livrez vous à un sommeil serein en vous portant dépositaire d'un tel spectacle ? Vous réjouissez vous de gagner votre pitance de tels charognards ? Oui vous m'avez bien entendu, l'Hinra n'est qu'un ramassis de charognard car des dirigeants bien nommés ne se conduisent pas de la sorte avec leurs pairs... Bordel de merde, Monsieur Verian... des enfants en bas âge, disséqués vivants... Et vous arrivez à vous regarder dans la glace en considérant une telle chose comme normale ?"Poings crispés, à chaque seconde sa voix baissait d'une octave tandis qu'un frisson de rage pure courait son échine dressée. Du dégoût... Du dégoût pour ce monde pitoyable où se côtoient des choses élevées à un rang moindre que celui d'animal. Mais qu'étaient ils donc tous devenus pour se repaître d'immondices pareilles ? Elle ne comprenait pas, plus...rien... Cet homme d'apparence si chétive lui inspirait alors une répulsion infinie, en lui s'incarnait cette faiblesse qui les habitait tous, les rendait tous si inhumains, si tristes et si ...froids.. Mais elle sentait le laisser aller la gagner, fausser son jugement...Il ne fallait pas... Toujours garder une marge d'objectivité."Monsieur Verian les rémunérations que vous verse l'Eden vous laissent t'elle donc à ce point dans le besoin ? Vous êtes un homme cultivé ce que j'ai toujours admiré chez un être mais pensez vous que de telles ignominies soient le prix du savoir ? Adhénor est tombé si bas...Si bas..."Bien que toujours chargée d'un soupçon de haine corrosive sa voix s'était soudain teintée d'une indicible mélancolie tandis que son regard se voilait pour retrouver sa tranchante franchise."L'Eden peut-il subventionner le Musée ? Après tout le but principal de notre organisation est le Savoir, la connaissance .. Le pouvons nous ? A la condition que de telles horreurs ne revoient jamais le jour dans un tel lieu...Le pouvons nous Monsieur Verian ?"Dans sa voix, une légère supplique...Elle ne prenait pas soin de dissimuler ses dires selon la présence du vampire, dans quel but pourrait-il utiliser ce qu'il avait entendu ? Elle n'en avait cure...Et il semblait s'interesser à elle d'une manière si réciproque qu'elle ne pensait pas qu'il cherche à l'attaquer dans un avenir immédiat. _________________ *~~La plus grande folie serait-elle l'apanage du plus grand sage ?~~* Je me fais du bien là où ça vous fait du mal
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|  | | Ezel Verian Gérant du musée


Nombre de messages: 200 Race: Humain Clan: EDEN Date d'inscription: 12/09/2005
 | Sujet: Re: Le gardien du musée Ven 21 Oct - 17:50 | |
| Malgré la soi-disant aide que lui apportait Gaia pour tenir debout (ce qui n'était pas dépourvu de fondement vu le manque de réaction des jambes du jeune conservateur), Ezel n'aimait pas cette main qui restait agrippée à son cou. Non seulement elle le faisait souffrir en le forçant à faire reposer une bonne moitié de son poids sur sa gorge, mais en plus les tressaillements qui passaient régulièrement dans les muscles des doigts de l'Hll trahissaient une menace permanente, celle de voir soudain ces fibres musculaires se contracter, ces phalanges se serrer à nouveau..."Bordel de merde, Monsieur Verian... des enfants en bas âge, disséqués vivants... Et vous arrivez à vous regarder dans la glace en considérant une telle chose comme normale ?"Cette insulte (car c'en était une) fit particulièrement mal à Ezel. Comment pouvait-elle l'accuser d'être complice de ces monstres, alors qu'il ne... qu'il n'avait rien fait. Là était le problème. Il n'avait rien fait pour empêcher cette chose atroce, il n'avait pas eu le courage de s'interposer entre l'Hinra et le musée."Bien sûr que non ce n'est pas normal! Cette monstruosité n'a rien à faire dans un musée! Mais je... essayez de comprendre, à mon niveau je ne peux rien faire. Ce n'est même pas tellement mon propre sort qui me préoccupe, j'ai longtemps vécu avec moins que rien et je m'y suis habitué. Mais... mais si l'Hinra me licencie, ils laisseront les vieilles oeuvres péricliter, plus personne ne s'en occupera. Si l'ancien conservateur ne m'avait pas personellement confié son poste, il n'y aurait..." Sa voix s'étrangla lorsque la main de Gaïa se referma un peu plus étroitement sur sa gorge. Le regard vide, plongée dans ses pensées derrière le masque dégoûté de son visage, la créature aux traits d'amazone ne semblait pas avoir conscience qu'elle serrait. Elle ne sembla s'en rendre compte que lorsque les doigts d'Ezel s'enfoncèrent dans le creux de son poignet dans une dérisoire tentative pour la repousser, et sa poigne se desserra à nouveau, arrachant un soupir de soulagement au jeune hybride."Monsieur Verian les rémunérations que vous verse l'Eden vous laissent t'elle donc à ce point dans le besoin ? Vous êtes un homme cultivé ce que j'ai toujours admiré chez un être mais pensez vous que de telles ignominies soient le prix du savoir ? Adhénor est tombé si bas...Si bas..."Cette manière qu'elle avait de l'appeler "monsieur Verian" contenait bien davantage de mépris que si elle l'avait désigné par son prénom. Ezel baissa les yeux, jugeant inutile d'insister: que pouvait-il dire à Gaïa? Que le premier soir où il avait été obligé de faire office de gardien pour combler les manques d'effectif, il n'avait pas tenu cinq minutes avant d'aller s'enfermer dans les toilettes pour y vomir tripes et boyaux? Que lorsqu'une des femmes encore à moitié vivante avait vu ses yeux verts, elle avait levé sa main écorchée pour lui demander de l'aide? Rien qu'en y repensant, Ezel sentait la nausée le gagner, alors de là en parler... Son malaise transparut néanmoins dans sa voix lorsqu'il murmura:"Je suis un nouvel adhérent à l'Eden, madame Zahara, je... je me suis inscrit aujourd'hui même, vous pouvez vérifier sur le dossier derrière-vous. Jamais je n'ai été payé par l'organisation. De toute manière, je vous l'ai dit, ce n'est pas une question d'argent..." "L'Eden peut-il subventionner le Musée ? Après tout le but principal de notre organisation est le Savoir, la connaissance .. Le pouvons nous ? A la condition que de telles horreurs ne revoient jamais le jour dans un tel lieu...Le pouvons nous Monsieur Verian ?"La voix de Gaïa, auparavant plus encombrée de menaces qu'un ciel d'orage, s'était adoucie jusqu'à laisser s'écouler la molle pluie d'automne de la mélancolie. En fait, son ton tenait presque de la prière, à présent. Ezel répondit avec tout le calme qu'il pouvait rassembler, en espérant que cette fois les doigts de la sculpturale créature resteraient inertes sur sa gorge."Peut-être... Je vous l'ai dit, c'est l'Hinra qui contrôle tout, je ne suis qu'un exécutant qui aime un peu trop l'Art. C'est avec eux qu'il faut voir, d'égal à égal. Je ne peux rien vous promettre. Mais sachez tout de même que pour moi, le jour où l'Eden reprendra les rênes du musée pour en bannir ces monstruosités sera l'un des plus beaux de mon existence. Et je pèse mes mots." Cela ne lui était pas difficile: depuis la mort de ses parents, les jours heureux de sa vie se comptaient sur les doigts d'une main."Je vous en prie, croyez-moi: je ne supporte pas plus que vous ces horreurs, je... je n'ai juste ni le pouvoir, ni la force de me dresser contre. En voyant ça, j'ai mal pour les Hll, et j'ai mal pour les humains d'être aussi bêtes et sadiques. Si j'avais pu y mettre un terme, il y a longtemps que je l'aurais fait..." Ezel n'osait plus demander à ce que Gaïa le relâchât, bien qu'il aurait encore préféré s'écrouler lamentablement sur le sol que de rester debout en craignant en permanence de ne pas pouvoir inspirer la prochaine seconde. Son regard croisa alors celui d'Ambroise, au-delà de l'immense silhouette de l'Hll, et le jeune homme sentit un frisson lui parcourir l'échine. Le vampire semblait bien plus intéressé par Gaïa que par le chétif conservateur, mais celui-ci redoutait un départ prématuré de la seconde de l'Eden, départ qui pouvait fort bien contraindre Ambroise à se rabattre sur son premier "jouet" pour se consoler de la perte d'une possible compagne de jeu..._________________  |
|  | | Gaïa Dirigeant de l'EDEN


Nombre de messages: 100 Localisation: Tu veux vraiment le savoir ? tu en es sûr ? Race: Hors La Loi Clan: Eden Date d'inscription: 29/08/2005
 | Sujet: Re: Le gardien du musée Ven 21 Oct - 21:30 | |
| Le visage de la jeune femme ne fit d'abord preuve d'aucune expression rationnelle avant que le coin de ses lèvres gourmandes ne se crispe comme celle d'une adorable enfant contrariée, se retenant de laisser échapper quelques gouttes salées. Après tout comment pouvait-elle lui reprocher de ne pas s'être interposé ? L'acte bien qu'héroïque aurait été d'une stupidité royale. Seul contre tous avec les moyens dont disposait Ezel l'Hinra n'en aurait fait qu'une bouchée avant de le remplacer par un fantoche sans envergure qui aurait tôt fait de ternir la renommée des oeuvres exposées. Triste à dire mais pour protéger les trésors de l'endroit il se devait en effet de rester à son poste, surtout si l'enjeu était issu d'un accord de confiance.
Que de tracas...
Sans prévenir, la grande créature au regard de lune laissa subitement retomber son bras le long de son flanc provoquant de la même manière la chute du bibliothécaire qui, sans appui, lui tomba littéralement dans les bras le visage aussi rouge qu'une poche de sang tant la gêne semblait l'envahir. Ce qui eut l'effet de dérider d'un coup Miss Zahara qui, tout sourire tenta de le remettre dignement sur pieds sans se préoccuper de l'impudeur qu'une telle scène pouvait susciter, sans parler du peu de vêtements qui recouvrait à l'heure son corps de titanide.
Reprenant tout de même un semblant de sérieux, elle brandit vaillamment le poing en abattant son autre main sur son avant bras dans une pure attitude de défauts laissant légèrement découvrir ses crocs d'une blancheur presque effrayante :"Veuillez m'excuser pour mon incivisme force m'est de vous accorder raison, mais je n'aime pas le lascisme et croyez moi je ferai tout pour qu'un tel spectacle ne soit plus jamais à la portée des habitants de Leidenstal. C'est tout simplement odieux, stupide et méchant, je n'ai aucune considération pour le genre d'individus prêt à miser sur de telles ignominies et je le ferai savoir car vous l'aurez remarqué, la discrétion n'est pas mon violon d'ingres."Effectivement elle avait cru à tord qu'Ezel s'adaptait au système de L'Eden depuis bien plus de temps ce qui l'avait incité à accorder moins de compréhension à ses actes... Encore une fois l'Artiste avait saisi son pinceau trop vite à ce qu'il semblait. A vrai dire elle n'appréciait pas le fait de devoir s'excuser mais s'y soustraire aurait signifié faire preuve de mauvaise foi et Gaïa avait horreur des personnes qui fuyaient lâchement leurs responsabilités. Et elle avait pensé qu'il s'agissait du cas d'Ezel jusqu'ici. D'une manière tout à fait imprévisible elle reprit le jeune homme dans ses bras en lui tapotant le dos d'un air assez bourru :"Eh bien vous n'êtes plus seul désormais,si quelque chose vous gêne vous pourrez nous en faire part pour que nous puissions y remédier...Ensemble... Et soit dit en passant, ne m'apellez plus jamais Madame...Voyons ai'je l'air enchaînée par les liens du mariage ou de la vieillesse ?"Mi rieuse, mi menacante, la voix de la seconde de l'Eden avait gagné un octave riche et onctueux détendant sensiblement l'atmosphère de la salle. S'écartant légèrement sous le trouble visible de son interlocuteur elle jeta un oeil malicieux vers la silhouette attentive d'Ambroise avant de terminer en s'adressant toujours à Ezel d'un ton ne souffrant aucune contradiction"Monsieur Verian, retirez cette exposition dès ce soir je vous prie, j'en prends l'entière responsabilité et dès ce soir j'enverrai à l'Hinra les raisons d'une telle action, sous la menace vous aurez agi, ils ne prendront aucune mesure contre vous ne vous en formalisez pas mais je ne veux plus que ces horreurs défigurent le caractère sacré de ce musée."Bien que le ton se soit montré ferme et cassant, nul mépris n'y planait.Gaïa avait toujours eu l'habitude de prime abord de s'adresser avec cordialité à son prochain d'où l'emploi du vouvoiement et du nom de famille... L'amitié s'acquiert au cours des décennies n'est il pas ? Elle ramassa avec douceur une fine parcelle de sang entravant son décolleté pour le porter avec insouciance à ses lèvres vermeilles se demandant comment elle allait se dépêtrer de cette nouvelle entourloupe avec l'Hinra...La diplomatie avec elle atteignait facilement ses limites ... Dire qu'elle ne prenait en compte jusque là que les tracas causés par l'ADH et les Tueurs...Voilà un troisième larron aussi stupide que les deux autres.. _________________ *~~La plus grande folie serait-elle l'apanage du plus grand sage ?~~* Je me fais du bien là où ça vous fait du mal
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|  | | Ezel Verian Gérant du musée


Nombre de messages: 200 Race: Humain Clan: EDEN Date d'inscription: 12/09/2005
 | Sujet: Re: Le gardien du musée Sam 22 Oct - 13:04 | |
| Depuis quelques secondes, Ezel croyait déceler une lueur plus positive dans les yeux de sa supérieure, et il se prépara de son mieux à rester sur ses jambes au cas où elle le lâcherait. Ce qu'elle fit, effectivement, mais les forces du conservateur le trahirent bien plus facilement qu'il le pensait et il s'effrondra comme une masse, tellement lourdement qu'il aurait presque pu s'assomer en touchant le sol. Si Gaïa ne l'avait pas nonchalemment retenu dans ses bras nus. Le visage d'Ezel, plaqué contre le cuir agréablement tiède du corset de l'Hll, devint d'une admirable couleur cramoisie, sans doute dûe au battement que son coeur venait de manquer. "Ex... excusez-moi..." La tête lui tourna lorsque la fantasmagorique créature resserra son étreinte pour le remettre sur ses pieds aussi facilement que s'il avait été fait de chiffon et il leva des yeux hagards vers le visage de Gaïa: il avait beau être timide et relativement peu intéressé par l'érotisme, il n'en restait pas moins un individu masculin, auquel aurait fallu être de marbre pour rester stoïque face à une impudeur aussi insolente. Constatant que ses pensées commençaient doucement à glisser dans un domaine peu recommandable, Ezel se força à se secouer et essaya de faire un pas en arrière, mais Gaïa l'attira à nouveau à elle pour lui administrer une fraternelle claque dans le dos, qui lui fêla au moins deux côtes."Eh bien vous n'êtes plus seul désormais,si quelque chose vous gêne vous pourrez nous en faire part pour que nous puissions y remédier...Ensemble...""B.. bien madame Za..." "Et soit dit en passant, ne m'apellez plus jamais Madame...Voyons ai-je l'air enchaînée par les liens du mariage ou de la vieillesse ?""Non non, bien sûr que non!" Dans le doute, Ezel avait démenti avec vigueur. Selon lui, le mari d'une telle créature aurait dû être particulièrement masochiste pour s'attirer les faveurs de son épouse... Alors Gaïa le relâcha aussi brusquement qu'elle l'avait enlacé, ce qui faillit faire à nouveau chuter Ezel. Le jeune homme stabilisa sa position de justesse, avant d'esquisser quelques pas chancelants et d'aller s'écrouler sur une des rares chaises encore debout. Tout en massant sa gorge maltraitée, il jeta un coup d'oeil autour de lui: le mobilier détruit, les murs à refaire à cause du sang et des impacts dans le plâtre, l'écran en lambeaux... Pauvre salle de projection. Et pauvre Ezel qui allait devoir tout remettre en ordre."Monsieur Verian, retirez cette exposition dès ce soir je vous prie, j'en prends l'entière responsabilité et dès ce soir j'enverrai à l'Hinra les raisons d'une telle action, sous la menace vous aurez agi, ils ne prendront aucune mesure contre vous ne vous en formalisez pas mais je ne veux plus que ces horreurs défigurent le caractère sacré de ce musée.""Bien mada... mademoiselle. Je vais m'en occuper cette nuit-même." Sa voix était encore un peu rauque, mais ses cordes vocales semblaient doucement se remettre de l'épreuve. Le conservateur chercha un sujet moins sulfureux que le physique de Gaïa pour occuper ses pensées et se tourna alors vers Ambroise, qui avait l'air toujours aussi peu concerné par la situation. Le demi-sourire qui flottait sur les lèvres du vampire laissait entendre que ses préoccupations actuelles étaient justement de l'ordre de celles qu'Ezel essayaient désespéremment de chasser de son esprit."Vous sentez-vous mieux, monsieur? Je... je suis désolé que notre discussion ait tourné court, vous savez." Tout en prononçant ces mots, le jeune homme se sentait une fois de plus mal à l'aise: il n'avait guère envie de savoir comment leur entretien se serait terminé s'il avait été mené à bien._________________  |
|  | | Ambroise Vampire >ADH


Nombre de messages: 44 Race: Vampire Clan: ADH Date d'inscription: 16/08/2005
 | Sujet: Re: Le gardien du musée Mer 26 Oct - 21:27 | |
| le dialogue avait été fort instructif décidément, surtout pour un artiste vivant en marge de la société et qui la connaissait si peu... Il avait d'ailleurs été amusé par la chute d'Ezel et la réception de Gaïa qui avait eu le don de rendre le jeune homme énormément confus. D'ailleurs Ambroise s'était alors retourné, assis sur le sol, ne se souciant pas que sa maigreur soit exposée à la vue de tous, torse nu et des bandellettes recouvrant ses blessures, tâchées en partie par son sang. Il aurait pû paraître impudique qu'il ne s'en serait pas plus soucié, mais la situation était tellement cocasse qu'il avait voulu avoir une meillure vue sur le théâtre de cette scène embarassante pour le gardien et apparemment amusante pour la superbe hll...
Mais soudain le jeune hybride s'adressa à lui, et Ambroise fixa ses yeux sur lui, l'écoutant attentivement lui parler, son sourire plânant toujours sur ses lèvres fines... "Croyez bien que je suis tout aussi désolé...Mais je ne m'inquiète pas, je suis sûr que nous pourrons le poursuivre à un autre moment... Et oui, je me sens mieux, mais un peu de sang frais ne serait pas de refus et m'aiderait sûrement à me sentir encore plus en forme..." Une lueur malicieuse avait traversé son regard en prononçant cette dernière phrase, et son sourire s'était légèrement étiré, dévoilant un de ses crocs l'espace d'un instant. A vrai dire, il ne pensait pas au sang d'Ezel, bien que le jeune homme fût appétissant, il avait bien vu que la magnifique Gaïa était sa chef et était donc un tant soit peu attentive à son sort. Or il n'était pas de taille à affronter la seconde de l'Eden, et surtout, il ne voulait pas se brouiller avec elle! Il avait simplement voulu plaisanter et peut-être effrayer légèrement le jeune homme, bien que de simple paroles soient loin d'être suffisantes. De plus Ezel avait trouvé quelque intérêt à ses yeux, et devenait donc par conséquent plus qu'un simple potentiel dîner, contrairement à Sérénité ou Constance...Comme il aurait aimé remporter l'affrontement et pouvoir se délecter de ce délicieux nectar vermeil... Le meilleur était celui des enfants, des femmes, et surtout celui des vampires...un véritable moment d'extase!
Encore une fois, Ambroise s'égarait légèrement dans des pensées qui auraient pu paraître morbides pour la plupart des gens, les yeux fixés sur un point qui semblait plus lointain que l'horizon, une lueur terriblement malsaine, vicieuse et perverse les illuminant d'une lueur inquiétante, tandis qu'un début de sourire carnassier s'affichait sur ses lèvres...mais soudain il se reprit, et réadopta une attitude plus "convenable"...Si le terme pouvait s'approprier un tant soit peu au vampire, dont les blessures étaient à peine cachées par des bandelettes déjà ensanglantées et dont seule la moitié inférieure du corps était recouverte par son vêtement. Il se mit donc en devoir de réajuster sa tunique, mais resta néanmoins assis. Il posa son regard sur la divine Gaïa et, chose rare, lui adressa des excuses. "Veuillez me pardonner d'avoir interféré dans votre relation avec un des membres de votre équipe, mais n'ayant vu l'exposition qui est en cause, je ne pouvais imaginer la raison de votre fureur... Enfin vu ce que j'en ai entendu, il était temps que vous repreniez les choses en mains." Ambroise, bien que membre de l'ADH, respectait en grande partie les créatures de l'EDEN, contrairement aux autres clans, et il préférait que ce soit leur clan qui gère l'aspect à la culture qu'un groupe de capitaliste qui avaient sûrement bien plus de respect pour l'argent que pour l'Art. De plus, il était tellement subjugué par Gaïa qu'il aurait certainement trouvé juste la moindre des actions de la superbe hll et approuvé ses décisions._________________  |
|  | | Gaïa Dirigeant de l'EDEN


Nombre de messages: 100 Localisation: Tu veux vraiment le savoir ? tu en es sûr ? Race: Hors La Loi Clan: Eden Date d'inscription: 29/08/2005
 | Sujet: Re: Le gardien du musée Mer 26 Oct - 23:08 | |
| Inaccessible, éthérée, d'un sourire effacé elle accepta avec un réel plaisir les approbations d'Ezel son esprit enfin apaisé, délesté de toutes ces horreurs qui l'avaient plongée dans un indicible état de rage profonde...Le soir venu tout serait fini, si il n'y avait plus rien à faire pour permettre à ses malheureux de bénéficier d'une nouvelle chance, une deuxième existence, leurs souffrances verraient enfin un terme...
Elle se sentit envahie d'un intense sentiment de mélancolie en se revisionnant ces enfants éventrés censés jouir encore d'une longue période de vie en cette terre maudite...Qui donc étaient ils eux pour arpenter aussi sereinement les rues tandis que toute cette innocence rejoignait les bas fonds de l'Enfer à peine sortis ? Ah l'injustice... Emportée dans ses turpitudes elle ne prit pas garde au manège méfiant qui s'installait entre les deux autres protagonistes, l'un épiant prudemment son chasseur guettant une quelconque intention menaçante à son égard tandis que l'autre du coin de l'oeil se délectait déjà du goût de sa proie... C'est alors qu'elle se demanda ce qui avait bien pu se passer entre ces deux là avant que la rixte n'éclate...Etrange et amusant à la fois...
Baissant un instant le regard elle comprit pourquoi de brusques vagues de froid lui raidissaient le dos à intervalles irrégulières : sans son épais manteau elle n'était vêtue en tout et pour tout que d'un corsage étroitement resseré, d'une jupe de cuir dévoila une bonne partie de ses fines cuisses se terminant dans des cuissardes la réhaussant un peu plus que nécessaire...Dieu qu'elle pouvait être excentrique selon ses humeurs...Heuresement qu'elle ne s'embarrassait pas de scrupules... Après tout qu'importait ...
Ignorant ostensiblement les regards quelque peu lubriques posés sur sa silhouette dénudée, elle parcourut elle aussi la salle d'un oeil distrait avant de froncer comiquement les sourcils bras croisés. Il ne manquait plus que sa fidèle paire de lunettes pour arranger le look total de maîtresse de pensionnat exotique..."J'en conviens ce n'est pas fameux comme spectacle...Si nous vous avons causé des dommages matériels trop importants, envoyez la note à l'Eden, puisque votre rôle d'observateur a été directement impliqué la Trésorerie ne posera aucune objection à ce que vous soyez dédommagé..."Tout sourire de bonté aux lèvres, elle écouta Ambroise s'adresser d'un ton assez ambigü au jeune homme ce qui ne fit qu'étirer un peu plus ce sourire empli de malice qui faisait rayonner son visage d'Icône. Elle se retint franchement d'éclater de rire en voyant le visage d'Ezel se parer d'une teinte écarlate sous la remarque assez sournoise du vampire...Il en avait peur..Du moins il ne semblait pas vouloir spécialement rester longtemps en sa présence...Sous son influence. Elle ne pouvait le lui reprocher après tout sous la crainte se dissimulait l'instinct de survie, instinct fort utile par ailleurs... Distraite, elle reporta son attention sur le buveur de sang toujours accroupi qui s'adressait cette fois à elle pour...Ô Cieux...Lui présenter des excuses. Pour ne pas avoir elle même l'habitude d'en présenter, Miss Zahara reconnut à sa juste valeur la portée de la chose, elle aurait même pu se sentir embarrassée sous le regard insistant du divin vampire qui continuait à la déshabiller du regard, si elle n'avait été aussi désinvolte."Je vous en remercie très cher..."Histoire peut être de rassurer Ezel sur sa future intégrité physique ou pour peut être simplement se divertir, elle s'avança vers la basse silhouette frêle et fragile d'Ambroise de son pas si assuré faisant marcher à toute vitesse sa raison : Etait-ce une bonne idée ? Jusqu'alors elle n'avait jamais accordé tel privilège à buveur de sang si il ne s'était agi d'un amant, être assez intime pour recevoir pareil cadeau...Et pourtant... Sous l'oeil médusé de l'assistance, la majestueuse jeune femme à chevelure de lune s'agenouilla juste devant le vampire laissant ses doigts glacés glisser sur la peau nue de son torse parsemé de taches de sang avant de les laisser remonter jusqu'à sa gorge, suivant le tracé d'un oeil rêveur. Se penchant légèrement elle lui glissa dans le creux de l'oreille :"Pas de morsure, pas d'échange, j'aime trop ma présente nature pour la brader... Vous seul aurez en vous le goût de mon essence, si infime soit-il...Me comprenez-vous ?"Première règle qu'elle avait appris en cotoyant ces créatures, en s'y offrant il valait mieux établir un contrat mutuel pour éviter tout dommage indésirable. Lisant dans le regard abyssal qui lui faisait face à la réponse à sa question, elle se mordit assez profondément la langue pour que le sang emplisse sa bouche avant de poser ses lèvres sur celle de l'exquis vampire, dotée d'une audace folle, lui faisant goûter ce qu'il pouvait puiser de mieux en elle sous le regard abasourdi d'Ezel. _________________ *~~La plus grande folie serait-elle l'apanage du plus grand sage ?~~* Je me fais du bien là où ça vous fait du mal
Dernière édition par le Ven 18 Nov - 14:47, édité 2 fois |
|  | | Ezel Verian Gérant du musée


Nombre de messages: 200 Race: Humain Clan: EDEN Date d'inscription: 12/09/2005
 | Sujet: Re: Le gardien du musée Dim 30 Oct - 19:04 | |
| Le jeune conservateur s'était raidi lorsque les yeux d'Ambroise s'étaient détachés de Gaïa pour se poser sur lui. Ezel avait été une seconde tenté de dire que le vampire le déshabillait du regard, mais c'était plus subtil que cela. Ce n'était pas une vision qui s'attaquait aux vêtements, mais au corps lui-même, des yeux qui cherchaient sous la peau pour suivre d'un air gourmand le tracé de la moindre veine, de la moindre artère, du sang qui y giclait à chaque contraction du coeur, ce muscle à peine gros comme le poing mais pourtant si essentiel à tout être vivant. Le regard d'un vampire sur sa proie, en somme.Ezel s'efforça de contenir le tremblement qui remontait le long de sa colonne vertébrale. Sa raison se doutait bien qu'Ambroise s'amusait simplement de sa frayeur, mais son instinct était tout simplement mort de peur. Le jeune homme entrouvrit les lèvres pour bafouiller quelque chose à propos du centre hospitalier de l'EDEN lorsque Gaïa le coupa dans son élan: elle passa devant lui pour aller s'agenouiller face à Ambroise, ses gestes grâcieux débordant de sensualité."Pas de morsure, pas d'échange, j'aime trop ma présente nature pour la brader... Vous seul aurez en vous le goût de mon essence, si infime soit-il...Me comprenez-vous ?"Le conservateur n'eut pas le temps d'analyser la phrase de son chef. Les deux êtres supérieurs entre lesquels il lui semblait s'être égaré s'embrassèrent sans lui prêter plus d'attention, le mettant dans la situation d'un gamin qui est entré dans la chambre de ses parents au mauvais moment. Ezel resta planté un long moment sur sa chaise, désireux de se détourner mais incapable de le faire. Il observait les deux créatures, la bouche entrouverte, ses yeux détaillant la scène comme le tableau d'un peintre surréaliste particulièrement dérangé. Puis ses jambes lui obéirent enfin et il se leva, encore vacillant, pour tituber en arrière vers la porte. Son regard restait aimanté par Ambroise et Gaïa."Je... je vais vous laisser..." _________________  |
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